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Interruption volontaire de grossesse IVG (Avortement)

 
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Claudine
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MessagePosté le: Ven 23 Jan - 17:54 (2009)    Sujet du message: Interruption volontaire de grossesse IVG (Avortement) Répondre en citant

Toute femme, quelque soit sa nationalité ou son statut sur le territoire français, a le droit d'interrompre ou non sa grossesse. Elle seule décide, elle n'a besoin ni de l'autorisation de son conjoint ni de celle d'un médecin.

Si vous avez moins de 18 ans, et que vous n'êtes ni mariée, ni émancipée l'accord parental n'est plus indispensable, par contre vous devrez faire appel à un adulte référent pour vous soutenir pendant toute la procédure, cette personne doit être majeure, elle peut être un proche, un ou une ami(e), un ou une travailleur(euse) social(e).

Définition & Généralités
- L'Interruption Volontaire de Grossesse n'est pas une méthode contraceptive mais l'aboutissement inéluctable d'une contraception mal conduite. Elle signe l'échec d'une des méthodes contraceptives destinées à éviter aux femmes d'être enceintes quand elles n'en ont pas le désir.
- Elle est le plus souvent la conséquence de situation de rupture sociale (révolte, violence, crime,...)
- Il existe deux techniques d'IVG disponibles actuellement : l'IVG médicamenteuse et l'IVG "dite chirurgicale" par aspiration.
- L'autorisation de pratiquer les IVG date en France de 1975, grâce à une loi : "loi veil" portant le nom de la ministre Simone VEIL qui la proposa et la défenda sous la présidence de Valery Giscard D'ESTAING.

- L'évolution récente d'autoriser la réalisation d'IVG jusqu'à quatorze semaines d'aménorrhée (au lieu de douze précédemment) a été motivée par le souci d'adaptation de notre législation sur celle de la plupart des pays européens limitrophes (Belgique, Pays-bas, Grande-Bretagne) et celui de réduire autant que faire se peut ce nombre élevé de 5 000 femmes françaises qui doivent aller interrompre leur grossesse hors délai légal dans un autre pays que la France avec toutes les contraintes que cela suppose (coût - mauvaises conditions psychologiques entourant cet acte - problèmes culturels et linguistiques - etc...)

Réglementation française
La loi Veil
- Le 17 janvier 1975, la Loi Simone Veil, alors Ministre de la santé, a été adoptée par l'Assemblée Nationale à 284 voix contre 189. Elle met fin à un combat difficile en légalisant l'avortement en France. Le 18 janvier 1975, cette loi est publiée au Journal Officiel. Elle prévoit que l'IVG doit être pratiquée avant la fin de la 10 ème semaine de grossesse, soit 12 semaines à partir des dernières règles, exclusivement dans les hôpitaux publics et cliniques privées agréées et donc autorisées.

- Le 31 décembre 1982, la loi a été révisée (loi Roudy) et prévoit le remboursement de l'IVG par la sécurité sociale.
- Le 27 janvier 1993, la loi Veil est complétée par la loi Neiertz qui prévoit un délit d'entrave à l'IVG. Elle sanctionne "toute entrave ou tentative d'entrave à l'IVG de deux mois à deux ans de prison ferme, et d'une amende de 2 000 à 30 000 francs".

Nouvelles mesures, loi du 4 juillet 2001
- Allongement du délai de l'IVG à la fin de la douzième semaine de grossesse, soit 14 semaines d'aménorrhée.
- La consultation sociale préalable devient facultative pour les majeures.
- Pour les mineures non émancipées, le principe du consentement du titulaire de l'autorité parentale ou du représentant légal est aménagé. Si elle en fait la demande et persiste dans le refus qu'ils soient consultés, la mineure peut se faire accompagner par une autre personne majeure de son choix.

En France et jusqu'avant juillet 2001, les mineures voulant interrompre leur grossesse devaient obtenir l'autorisation du tuteur légal (un des deux parents).
=>Depuis juillet 2001, l'autorisation parentale n'est plus indispensable pour qu'une "adolescente mineure" puisse interrompre une grossesse pour autant qu'elle se situe dans les délais prescrits par la loi et qu'elle soit accompagnée par une personne adulte responsable lui servant de caution morale. Elles ne pourront pas cependant bénéficier d'une anesthésie générale (souvent demandée à cette âge...) pour des raisons médico-légales qui obligent les anesthésistes a obtenir une autorisation écrite des parents pour endormir un(e) "mineur(e)"...Cela montre une certaine incohérence de la règlementation qui offre aux "adolescentes mineures" l'accès à l'IVG en leur imposant une réalisation dans des conditions discutables de "confort physique et psychologique" et en tous cas en leur restreignant l'accès aux méthodes les plus performantes d'anesthésie.

Les démarches à suivre

Qui dois-je aller voir ?
En premier lieu, le mieux est de prendre contact avec un hôpital public ou une clinique privée qui pratiquent des IVG. Vous pouvez aussi voir le médecin de votre choix. Pour toute information ou pour parler, n’hésitez pas à appeler un planning familial.

Si les démarches prennent du temps …
• Vous aurez à faire une consultation médicale et éventuellement des analyses de laboratoire complémentaires.
• Une semaine de délai de réflexion est obligatoire entre cette première et la deuxième consultation médicale. En cas d’urgence, ce délai d’une semaine est ramené à 2 jours.
• Un entretien est obligatoire uniquement pour les mineures, non mariées et non émancipées, avec une conseillère ou une assistante sociale avant l’IVG. Cet entretien sera fait pendant la semaine de réflexion et au moins 48 heures avant l’IVG.

Où se passe l’IVG ?
Les IVG sont pratiquées dans des centres agréés: hôpitaux ou cliniques privées.

Un médecin peut refuser de pratiquer une IVG.?
VRAI
Le médecin bénéfice d'une clause de conscience, c'est-à-dire qu'il peut refuser de pratiquer une IVG. C'est son droit, par contre il a l'obligation de vous en informer dès le premier rendez-vous. Il doit également vous remettre le dossier guide avec les adresses d'organismes qui pourront vous soutenir dans votre démarches.
Pour éviter ces retards, il est préférable de prendre contact avec le planning familial dès le début.

Il faut l’autorisation du mari, du médecin …,?
FAUX
Seule la femme décide. Elle n’a pas besoin de l’autorisation de son conjoint ni de celle de son médecin.

Je suis obligée de le dire à mes parents.
FAUX
Si vous avez moins de 18 ans l'accord parental n'est plus indispensable, par contre vous devrez faire appel à un adulte référent pour vous soutenir pendant toute la procédure. Cette personne doit être majeure. Ce peut être un proche, un ou une ami-e, un ou une travailleur-euse social-e.

En cas d’urgence ?

L’IVG est autorisée jusqu’à 12 semaines de grossesse. Soit 14 semaines " aménorrhées " (14 semaines depuis les dernières règles).

Et si il ne me reste que peu de temps avant la limite des 12 semaines de grossesse ?
Si la semaine de réflexion et la liste d'attente dans les cliniques ou des hôpitaux risquent d'amener la femme à être hors des délais légaux, le délai de réflexion peut-être ramené à quelques jours.

Ça va vraiment aussi vite dans ce cas ?
Dans la réalité, il faut compter 15 jours entre la première consultation et l'IVG dans les cliniques privées, et trois semaines dans les hôpitaux publics. Pour connaître les organismes et les lieux qui peuvent vous soutenir dans vos démarches, vous pouvez également vous adresser à votre mairie qui doit être en mesure de vous les communiquer

Et si c'est vraiment trop tard ?
Si vous êtes hors des délais légaux, vous ne pourrez pas obtenir une IVG en France. Si vous maintenez votre décision, vous devrez aller dans certains pays européens où la législation est différente. Il n'y aura alors pas de possibilité de prise en charge par la Sécurité Sociale

Comment se pratique l’IVG ?

Les techniques employées sont l'aspiration avec anesthésie locale ou générale ou le RU 486 (méthode médicamenteuse).

La technique instrumentale par aspiration
Elle peut se faire soit sous anesthésie générale ou anesthésie locale. L'intervention se fait au moyen d'une canule introduite dans le col de l'utérus qui a été préalablement dilaté. Cette canule est reliée à un système d'aspiration qui enlève l'œuf et la muqueuse utérine interne.

L'intervention dure environ 20 à 30 minutes. Dans le premier cas (anesthésie locale) la femme ne reste que trois heures à l'hôpital. Dans le second (anesthésie générale), on la gardera par prudence et obligation légale quatre à six heures après le réveil. Un traitement complémentaire sera prescrit quelques jours après l'opération afin de permettre de chasser les caillots et d'en éviter la formation.

La technique du curetage n'est plus guère utilisée. Le procédé est le même que l'aspiration. Seulement, l'utérus est évacué à l'aide d'une curette, instrument en forme de cuillère.


La technique médicamenteuse
Elle est réservée aux femmes dont la grossesse est inférieure à 5 semaines (7 semaines après les dernières règles)
Elle se déroule en 3 consultations.
• Une première consultation où il vous sera donné des comprimés de mifépristone (RU 486). Vous prenez alors rendez-vous pour la deuxième consultation qui doit avoir lieu 36 à 48 heures plus tard.
• Lors de cette seconde consultation, le médecin vous donnera un autre type de comprimé ou d'ovules à mettre dans le vagin , c'est ce qui va déclencher l'expulsion de l'œuf. Vous resterez alors sous surveillance médicale. Pendant ces quelques heures, il surviendra des saignements, des contractions utérines, qui peuvent être douloureuses, pour lesquelles des antalgiques peuvent vous être prescrits, et l'expulsion de l'œuf.
• Les saignements vont durer une semaine en général parfois plus longtemps. Mais cela ne prouve pas que la grossesse est bien interrompue. Vous devez prendre rendez-vous pour une troisième consultation 10 jours après.

La femme fait "une fausse couche" dans le service hospitalier où elle est prise en charge.
Lorsque cette méthode est utilisée avant la 7ème semaine de grossesse, l'efficacité est grande sans toutefois être totale. Elle est sans effet secondaire marquant et sans intervention chirurgicale. Le risque de complications sérieuses est minime.
Ce n'est que dans un petit nombre de cas qu'elle n'est pas interrompue ou que l'oeuf n'est pas expulsé et il sera alors nécessaire d'avoir recours à une aspiration.
L'IVG médicamenteuse représente une alternative à l'aspiration utérine.

Ensuite ?
Une pilule contraceptive vous est prescrite pour un mois, dès le lendemain de l'IVG
Il est important d'avoir un examen gynécologique dans le mois qui suit.
Ce moment est aussi l'occasion de reparler de la contraception avec le médecin.


Est ce qu’après une IVG, on devient stérile?
FAUX
Vous pourrez avoir des enfants dans les mêmes conditions que les femmes qui n’ont pas subit d’IVG.

Qui paye ?
La Sécurité Sociale et votre mutuelle.
L'avortement médicamenteux coûte :
- à l'hôpital 257 euros
- en cabinet 190 euros
L'avortement par méthode chirurgicale coûte :
- avec anesthésie locale, 190 euros
- avec anesthésie générale et une hospitalisation inférieure à 12 heures, 240 euros
- avec anesthésie générale et une hospitalisation supérieure à 12 heures, 275 euros
Dans la majorité des situations, une hospitalisation de moins de 12 heures est suffisante.
La sécurité sociale prends en charge 80% des frais de l'intervention. Certaines mutuelles peuvent rembourser le reste. Il est possible de demander l'aide médicale gratuite. Les mineures et les non-assurées sociales peuvent bénéficier d'une prise en charge financière totale par l'état.

Et pour les mineures qui n'ont pas l'accord de leurs parents ?
Les frais de l'intervention seront intégralement pris en charge par l'Etat.

Si je ne suis pas en situation régulière sur le territoire français ?
Vous devez prendre contact avec l'assistante sociale du service hospitalier qui pratiquera, pour qu'une demande d'aide médicale d'Etat soit mise en place. Certains département peuvent être plus réticents que d'autres et exiger que vous prouviez que vous êtes depuis au moins deux mois sur le territoire français, d'autres voudront seulement que vous signiez un attestation disant que vous souhaiter rester en France.

Si je ne suis pas inscrite à la Sécurité Sociale ou que mes droits ne sont pas ouverts ?
Prenez rendez-vous avec le centre de Sécurité Sociale le plus proche de votre domicile pour savoir si vous avez la possibilité de bénéficier de la CMU (Couverture Médicale Universelle) et également de la CMU complémentaire. Si tel n'est pas le cas (vos revenus étant trop élevés), vous serez dans l'obligation de payer l'intervention directement à l'hôpital.

Si je suis inscrite sur la Sécurité Sociale de mon conjoint ou de mes parents ?
Les hôpitaux ont mis en place un système de codification pour toutes les interruptions volontaires de grossesse, qui déclenche une procédure de "secret" au niveau du décompte de la sécurité sociale. Ni l'acte, ni le remboursement n'apparaîtront sur le décompte de la Sécurité Sociale.


Une bonne contracetion vaut mieux que le traumtisme d'une IVG ou d'une grossesse précoce

Pour apporter vos témoignages personnels faîtes le en cliquant sur "nouveau sujet" dans l’espace « écoute et Aide » : http://ados.discussionforyou.com/f16-Centre-d-ecoute-et-d-aide.htm Où la vous pourrez décharger votre fardeau, trouver de l'écoute et de l'aide et aussi vous entre aider.
_________________

Présidente de l'association HSF/Le Soleil Blanc
Si nous devons mourir, nous mourrons en défendant nos droits. Sitting Bull


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MessagePosté le: Ven 23 Jan - 17:54 (2009)    Sujet du message: Publicité

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