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La pédophilie

 
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Claudine
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MessagePosté le: Jeu 15 Jan - 18:12 (2009)    Sujet du message: La pédophilie Répondre en citant

Leurs moyens sont variés : traque sur Internet, trafic organisé d’enfants, prostitution d’enfants venant surtout de pays pauvres, réalisation et commerce de films pornos impliquant des enfants, réalisation de sites Internet, création de réseaux organisés internationaux, grâce à Iinternet, enlèvements et séquestration.

Les agresseurs d'enfants pour exercer leurs penchants pédo-criminels et leur "commerce", utilisent le même courrier électronique, les mêmes forum de discussion que les enfants ALORS SOYEZ PRUDENTS

Qu’est-ce-qu’un pédophile ?
Un pédophile est une personne, âgée de 16 ans au moins, attirée sexuellement par des enfants qui n’ont pas encore atteint le stade de la puberté, c’est-à-dire par des enfants de moins de douze-treize ans généralement.

Cette attirance doit se manifester pendant une certaine période de temps (6 mois selon l’Association américaine de psychiatrie) pour que l’on puisse diagnostiquer qu’un individu est pédophile.

Attention ! : Au delà de la puberté, on ne doit plus employer le terme de pédophile ou de pédophilie ; erreur pourtant largement répandue. Cette confusion vient du fait qu’au regard de la loi, l’enfant désigne celui qui n’a pas encore atteint l’âge de la majorité civile. Elle est fixée à 18 ans dans de nombreux pays (pas tous) et dans tous les textes internationaux. Sur un plan biologique en revanche, l’enfant est mature beaucoup plus tôt.

Ainsi, les experts canadiens appellent "hébéphile" celui qui est attiré sexuellement par de jeunes adolescents pubères (garçons ou filles). A défaut, on parlera simplement d’abuseur sexuel d’enfants.

Les pédophiles sont-ils attirés par les filles ou par les garçons ?
Ils peuvent être attirés uniquement par les garçons, uniquement par les filles, ou à la fois par les filles et les garçons.

La pédophilie dont sont victimes les filles est plus souvent signalée que la pédophilie dont sont victimes les garçons (dans une proportion de deux tiers de filles pour un tiers de garçons).

En revanche, l’attirance sexuelle pour les garçons est généralement plus profondément ancrée chez un individu que celle concernant les filles. Le taux de récidive serait d’ailleurs environ deux fois plus élevé chez les pédophiles attirés par les garçons.

Les pédophiles sont attirés par des enfants de quel âge ?
Les enfants de tous âges peuvent être victimes des pédophiles, y compris les bébés.

Mais l’Association américaine de psychiatrie constate qu’en général, les pédophiles attirés par les filles les préfèrent entre 8 et 10 ans et que ceux qui le sont par les garçons préfèrent les enfants légèrement plus âgés.

Les pédophiles ne sont-ils attirés que par les enfants ?
Pas forcement. Parmi les pédophiles, certains ne sont attirés que par les enfants (type exclusif) alors que d’autres peuvent l’être à la fois par les enfants et les adultes (type non exclusif). L’Organisation mondiale de la santé inclut dans la catégorie des pédophiles ceux qui ont une préférence sexuelle pour les adultes mais qui, n’arrivant pas obtenir les contacts qu’ils désirent, se tournent de façon répétée vers les enfants.

Qui sont les pédophiles ?
Ce sont des hommes à 90 ou 95%

Y-a-t-il des femmes pédophiles ?
Oui, mais elles sont peu nombreuses. On affirme généralement que 5 à 10% des cas de pédophilie concerneraient des femmes. Ces cas sont rares et assez difficiles à prouver. On sait peu de choses à l’heure actuelle concernant les femmes et la pédophilie.

Il s’agit en majorité d’inceste mère fils. L’inceste impliquant la mère est un sujet encore plus tabou que lorsque le père est en cause.

Il arrive aussi parfois que la femme, sans être à proprement parlé l’abuseur, se rende complice de ce dernier notamment quand elle-même a été victime d’abus sexuel durant son enfance. C’est le cas par exemple lorsqu’elle se tait face à une situation d’inceste du père sur les enfants, ou lorsqu’elle photographie ou filme une scène dans laquelle son mari ou son compagnon abuse sexuellement d’un enfant.

La pédophilie est-elle une maladie mentale ?
Non, la pédophilie n’est pas une maladie mentale mais elle est considérée comme un "trouble de la préférence sexuelle" selon la formulation de l’Organisation mondiale de la santé.

Les pédophiles sont-ils responsables pénalement des actes qu’ils commettent?
Cette question est essentielle puisqu’un individu qui n’est pas jugé responsable de ses actes au moment des faits n’est pas condamnable au plan pénal. Or pour les experts psychiatriques auprès des tribunaux, les pédophiles, sauf rares exceptions, ont conscience que leurs actes sont immoraux et interdits par la loi. Ils ne sont pas des malades mentaux qui seraient ainsi irresponsables de leurs agissements. Ils sont bien reconnus responsables des actes qu’ils commettent.

Les pédophiles qui passent à l’acte ont-ils conscience de faire du mal à l’enfant?
Là se situe également un problème important. Les pédophiles peuvent savoir que leurs agissements sont réprimés par la loi sans pour autant comprendre en quoi leur attitude est destructrice pour l’enfant. Certains ont conscience du mal qu’ils font et, soit y prennent du plaisir, soit sont incapables de contrôler leur pulsion. Mais la majorité ne comprennent pas en quoi leur attitude est néfaste pour l’enfant. Ces derniers, pour la plupart, considèrent l’enfant comme un objet que l’on peut manipuler et non comme une personne capable de souffrir.

Quels sont les comportements sexuels des pédophiles avec les enfants ?
Certains pédophiles se limitent à "déshabiller l’enfant et à le regarder, à s’exhiber eux-mêmes, à se masturber en présence de l’enfant, ou à toucher et caresser l’enfant avec douceur". (Ces comportements sont les plus fréquents lorsque les enfants ne sont pas encore pubères). D’autres se livrent à un acte de pénétration sexuelle et agissent de la même manière que s’ils se trouvaient face à un adulte.

Il n’existe pas de comportement sexuel spécifique aux pédophiles : la pédophilie ne désigne pas un acte en particulier mais une attirance sexuelle pour les enfants pré-pubères qui se traduit, lorsqu’il y a passage à l’acte, par un type de comportement envers les enfants propre à chaque individu.

Tous ceux qui abusent sexuellement d’enfants pré-pubères sont-ils des pédophiles ?
Non. Les spécialistes distinguent généralement deux types d’individus :

Ceux qui abusent sexuellement de jeunes enfants sans éprouver pour eux une réelle attirance sexuelle. On ne doit pas employer le terme de pédophile mais celui d’abuseur sexuel d’enfants. Il s’agit par exemple d’individus sans moralité qui commettent toutes sortes d’actes criminels ou de délits sur les biens et les personnes (quelque soit leur âge). Ceux qui abusent sexuellement d’enfants par désir de tout expérimenter dans ce domaine entrent également dans cette catégorie.
Dans le second cas, les individus éprouvent une réelle préférence sexuelle envers les enfants pré-pubères. Il s’agit ici de vrais pédophiles. Chez ces individus, la dimension perverse est davantage présente. Parmi eux, on peut distinguer ceux qui séduisent et idéalisent l’enfant et font preuve d’une grande attention et sensibilité à son égard et ceux qui recourent plus généralement à la force et à la violence pour contraindre leurs victimes.

Peut-on être pédophile sans passer à l’acte ?
Oui. Certains éprouvent une réelle attirance pour les jeunes enfants, et peuvent donc être qualifiés de pédophiles, mais ne passent pas à l’acte, généralement soit parce qu’ils se sentent honteux et fautifs, soit parce qu’ils ont peur d’être pris. Dans la mesure où ils ne traduisent pas leur attirance par des faits, ces individus ne sont pas coupables vis-à-vis de la loi.

Y-a-t-il plus de pédophiles dans certains milieux sociaux ?
Non, ils appartiennent à tous les milieux sociaux. Mais on peut souligner que jusqu’à présent le repérage et les poursuites ont été plus fréquents chez les catégories les plus défavorisées. Il est sans nul doute plus facile pour les gens de condition sociale élevée de cacher ce type d’affaires. On a par ailleurs plus de mal à croire que des personnes "respectables" sont capables d’abuser sexuellement d’enfants.

Y-a-t-il plus de pédophiles dans certaines professions ?
L’interrogation concernant la profession est pertinente puisque l’on remarque, en effet, qu’un nombre non négligeable de pédophiles se tournent vers les métiers qui leur permettent un contact direct et permanent avec les enfants. Ils surinvestissent l’intérêt porté aux enfants qu’ils se sentent une vocation à soigner, éduquer, enseigner.

Quelle est l’ampleur du phénomène ?
Il est extrêmement difficile de connaître le nombre de pédophiles ou d’enfants victimes de pédophilie. Le sujet ayant longtemps été caché, nié, victime de la "loi du silence". On dispose depuis quelques années de données chiffrées sur les abus sexuels sur enfants sans qu’il y soit fait la plupart du temps de distinction d’âge. Il semblerait toutefois que plus de la moitié des abus sexuels sur enfants ont lieu avant l’âge de 12 ans.

La pédophilie est-elle condamnée par la loi ?
Contrairement à ce que l’on peut penser, la "pédophilie" ne figure pas dans le Code pénal. Ce n’est pas un terme juridique mais un terme médical (psychiatrique) qui définit, comme indiqué plus haut, un trouble de l’orientation sexuelle. On ne peut pas être condamné pour une attirance, une orientation (qui reste au stade de la pensée) mais uniquement pour les actes que l’on commet s’ils sont contraires à la loi.

Qu’est-ce que la pornographie impliquant des enfants ?
La définition de la pornographie impliquant des enfants varie fortement d’un pays à l’autre :

Dans certains pays comme les Etats-Unis, il n’y a pornographie que lorsqu’il y a réellement, derrière l’image, abus ou exploitation sexuelle d’enfants. Dans d’autres pays, toute image sexuellement explicite d’enfants (réelle ou créée) est considérée comme de la pornographie. Le groupe belge MAPI (Mouvement Anti-Pédophilie sur Internet) ne restreind pas la pornographie aux seules images. Il la définit comme "tout matériel mettant en scène des enfants dans des situations explicitement sexuelles ou incitant à l’exploitation sexuelle des enfants". Interpol a établit une définition très large de la pornographie : "La pornographie enfantine est la conséquence de l’exploitation ou de l’abus sexuel perpétré sur un enfant. Elle peut être définie comme tout moyen de dépeindre ou de promouvoir l’exploitation sexuelle d’un enfant, y compris sous forme écrite et/ou audio, centrée sur les actes sexuels ou les organes génitaux de l’enfant".

Quelles sont les conséquences pour l’enfant de l’abus sexuel ?
Les conséquences de l’abus sexuel peuvent être physiques (lésions génitales et autres blessures corporelles) mais sont surtout psychologiques. L’importance des séquelles dépend de plusieurs facteurs liés à la nature de l’agression, à sa durée, à la possibilité pour l’enfant de parler de ce qu’il a vécu, à la capacité de son entourage de savoir l’écouter, à la l’âge et à la plus ou moins grande fragilité de l’enfant. Comme nous l’avons dit, l’inceste est parmi les abus sexuels celui qui est le plus traumatisant pour l’enfant.

L’abus sexuel provoque chez l’enfant des sentiments de honte et d’humiliation. Il se sent dépossédé de lui-même, dépossédé de son corps. La haine qu’éprouve l’enfant pour son agresseur, lorsqu’elle n’arrive pas à s’exprimer, peut également se transformer en haine de soi.

Ajoutons que le petit garçon est plus profondément atteint dans son identité sexuelle que la petite fille.

Comment expliquer le silence de l’enfant suite à une agression sexuelle ?
L’enfant peut être effrayé à l’idée de dénoncer son agresseur surtout s’il s’agit d’un proche de la famille. Il peut avoir peur des conséquences d’une dénonciation ou redouter de ne pas être cru, écouté. Il peut aussi être terrifié des menaces proférées par son agresseur et destinées à lui faire garder le secret. L’agresseur peut renforcer le sentiment de culpabilité qu’éprouve souvent l’enfant de l’avoir provoqué sexuellement.

Mais la souffrance propre de l’enfant peut à elle seule expliquer son silence.
Il est souvent difficile à l’enfant d’exprimer par des mots des évènements qui l’ont choqué et qu’il n’a pas compris. Le sentiment d’atteinte de soi est dans certains cas trop grand pour que l’enfant puisse parler de ce qu’il a vécu. Il peut tenter parfois de répondre à son incompréhension en pensant que l’adulte est dans son droit et que ce qu’il subit est "normal", surtout si par ailleurs son agresseur se montre gentil et attentionné à son égard. Fréquemment l’enfant nie et refoule complètement la situation d’abus qu’il a vécu.

L’ enfant victime d’abus sexuel présente-t-il des symptômes particuliers ?
L’abus sexuel peut provoquer un certain nombre de manifestations chez l’enfant. Elles peuvent apparaître suite à un abus sexuel ou lorsque la relation (impliquant donc une notion de durée) du pédophile avec l’enfant prend fin : celui-ci perd quelquefois la seule personne qui lui manifestait de l’attention. Cependant, il faut être prudent car la présence de tel ou tel symptôme n’indique pas nécessairement qu’il y ait eu abus sexuel.

Toutefois, on note fréquemment suite à un abus sexuel :

des problèmes d’apprentissage : difficultés scolaires et désintérêt pour les activités créatrices et de jeu. L’enfant peut avoir du mal à apprendre et à se concentrer
une régression au niveau du langage et dans le domaine moteur
des états dépressifs, de tristesse, d’angoisse, d’agitation
des désordres alimentaires : vomissements, refus de se nourrir
des modifications du comportement : peur de se rendre dans certains endroits, isolement par rapport aux autres enfants de son âge, peur des adultes ou du parent du même sexe que l’abuseur
un comportement sexuel précoce et provocateur envers les enfants du même âge ou envers les adultes
des troubles du sommeil
des douleurs psychosomatiques (maux de ventre,...)
Chez l’adolescent, d’autres signes peuvent indiquer qu’il y a eu abus sexuel dans le passé : une fugue, une dépression, une absence de confiance en soi, une insensibilité apparente, des problèmes d’identité sexuelle, une tentative de suicide. Certains mêmes basculent dans l’univers de la prostitution.

Ce sont surtout les changements brutaux dans le comportement de l’enfant qui doivent alerter son entourage sur le fait que quelque chose ne va pas.

Quelle est la personnalité du pédophile?
Contrairement à l’image que l’on s’en fait à travers les faits divers de nombreux médias, le pédophile qui passe à l’acte a rarement les traits d’un monstre qui enlève, viole et tue les enfants.

Il y a plusieurs types de personnalité chez les pédophiles et il est assez délicat d’en établir des catégories ; chaque être humain, pédophile ou non, étant un individu complexe et unique.

Les experts distinguent cependant quelques types principaux de pédophiles :

Les immatures : Ce sont des individus restés bloqués au stade de l’enfance. On observe parfois chez eux un grand retard intellectuel. Ils ont l’âge mental de leur victime.

Les régressifs :Ces individus ont eu des relations sexuelles avec des adultes qui non pas été satisfaisantes (ils ont pu éprouver par exemple à cette occasion un sentiment d’humiliation). Ils se sont ensuite tournés vers les enfants, partenaires qui leur semblent plus accessibles, et avec qui ils retrouvent un sentiment de puissance et de contrôle. Certains sont culpabilisés par leur comportement. D’autres tentent d’auto-légitimer leur conduite en prétendant éduquer l’enfant.

Les pervers :Les pervers sont des gens intelligents, très manipulateurs, qui savent que ce qu’ils font est interdit par la loi. Certains ont un discours moral, strict et sévère. Ils occupent souvent une fonction d’autorité sur les enfants. D’autres sont des intellectuels qui invoquent la liberté de choix de l’enfant face à la sexualité et se réfèrent fréquemment aux moeurs sexuelles de la Grèce antique où des hommes adultes avaient des relations sexuelles avec de jeunes garçons.

Pour apporter vos témoignages personnels faîtes le en cliquant sur "nouveau sujet" dans l’espace « écoute et Aide » : http://ados.discussionforyou.com/f16-Centre-d-ecoute-et-d-aide.htm Où la vous pourrez décharger votre fardeau, trouver de l'écoute et de l'aide et aussi vous entre aider.
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MessagePosté le: Jeu 15 Jan - 18:12 (2009)    Sujet du message: Publicité

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Claudine
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MessagePosté le: Sam 14 Fév - 22:13 (2009)    Sujet du message: La pédophilie Répondre en citant

Comment protéger les enfants?
Prévenir les abus sexuels ne se résume pas à quelques conseils. Il s’agit d’abord pour les parents de respecter le corps et l’intimité de leurs enfants. Et de leur enseigner les interdits avec des mots simples. Car pour pouvoir dire non, un enfant doit être averti.

Le choc causé par l’affaire Dutroux en Belgique n’en finit plus de délier les langues. Jusqu’à la récente et traumatisante affaire de l’instituteur pédophile de Cormeilles, dans l’Eure. Depuis, pas un mois ni une semaine sans que de nouveaux faits ne viennent révéler les agissements de prêtres, d’éducateurs, de médecins ou d’instituteurs. Le poison de la suspicion s’infiltre partout. Difficile dès lors de s’y retrouver entre l’inflation médiatique et la réalité du danger pédophile. Côté parents, c’est l’inquiétude – légitime – qui l’emporte, et qui pose avec une acuité nouvelle le problème de la prévention.

En effet, comment mettre en garde son enfant sans verser dans la paranoïa ? Comment dire cet « indicible » sans les angoisser ? Comment être sûr que l’enfant sera suffisamment armé face à la pression menaçante d’un adulte ?

Dans l’urgence, grande est la tentation de verser dans l’alarmisme. Or, une prévention n’est efficace que si elle est réaliste, nourrie de faits et non de fantasmes.

Le pédophile de proximité : un voisin, un éducateur…
Psys et professionnels de l’enfance maltraitée sont unanimes : la très grande majorité des actes de pédophilie impliquent l’entourage de l’enfant. En premier lieu, le cercle familial large (42 % des agressions et 56 % des viols sur mineurs), suivi de l’entourage scolaire, éducatif et des loisirs.

Ce pédophile de proximité, tout enfant est susceptible de le croiser. Un éducateur, un entraîneur, un voisin, un membre de la famille… Il n’existe aucun profil type qui permette de démasquer le loup sous les atours de la brebis. Inutile, donc, d’axer la prévention sur la diabolisation du « méchant monsieur qui va te faire mal » : le pédophile de proximité est rarement agressif. « Les pédophiles avertis vont jouer sur la curiosité et la naïveté de l’enfant, qu’ils auront au préalable sécurisé », prévient la thérapeute familiale Martine Nisse (1). Là réside le vrai danger. Et toute l’horreur du piège qui se referme sur les plus jeunes.

Car les actes du pédophile s’apparentent à l’inceste. Pour l’enfant, l’adulte est une représentation du parent, celui qui peut user de son autorité et faire jouer les liens affectifs. Le pédophile de proximité bénéficie soit d’une position sociale qui le place de facto « au-dessus de tous soupçons », soit de la confiance de la famille.

Tous les professionnels de l’enfance reconnaissent que le pédophile de proximité ne frappe pas au hasard. « Ils repèrent les enfants en quête affective, soumis facilement à la volonté de l’adulte, analyse le docteur François Campon (2). En général, les enfants abusés vivent dans un milieu où les adultes imposent leurs volontés sans notion de règle ni de droit. Ces enfants ont aussi été élevés dans le “faire plaisir” à l’adulte, ils ont appris à se soumettre et n’ont pas conscience de leurs droits. »

Sans dresser le portrait de l’enfant « proie », on peut néanmoins dégager une constante que repèrent les prédateurs sexuels : un enfant soumis à l’adulte ou en carence affective. Il n’est évidemment pas question ici de rendre les parents coupables des actes pervers du pédophile, mais bien de poser la prévention en termes de responsabilité éducative au sein de la famille.


Dans son ouvrage, “Te laisse pas faire !” la sexologue et pédagogue Jocelyne Robert enfonce le clou : « Pour que l’enfant soit capable de reconnaître une situation d’exploitation sexuelle et de s’en défendre, il doit avoir été aidé et encouragé à faire respecter son corps et son intimité. Le tout-petit doit être rapidement conscient de lui-même, de ses droits et de sa capacité à dire non. » Or, si le « non » de l’enfant n’est pas encouragé et respecté chez lui, comment pourrait-il le brandir face à un adulte abuseur tout-puissant ?

C’est lorsque l’enfant fait l’expérience de sujet respecté dans ses émotions, ses désirs, lorsque les limites et les interdits sont clairement posés dans la famille, qu’il est le mieux protégé. Et l’un des premiers garde-fous structurant pour l’enfant est l’énonciation de l’interdit de l’inceste. Quand, vers 4-5 ans, à l’entrée dans l’œdipe, il dit son désir pour son parent, il suffit de lui dire clairement que l’on n’épouse ni son père ni sa mère, que le lit parental n’appartient qu’aux parents et que les jeux amoureux se déroulent hors liens familiaux.

Les mots pour le dire
Il est essentiel que l’enfant ait été informé sur la sexualité avant d’entamer les discussions de sensibilisation au danger. Une brochure du FBI, largement diffusée aux Etats-Unis, intitulée « La Victime idéale », pointe l’enfant sexuellement inculte comme une proie toute désignée.

Pour le psychanalyste et thérapeute familial, Alberto Eiguer (4), l’éducation sexuelle est la clé de la prévention. « Elle permet de répondre à la curiosité des enfants de manière sécurisée. C’est primordial dans le cadre d’une approche préventive, car de nombreux pédophiles jouent sur une curiosité sexuelle laissée en friche dans les familles. »

La clarté sur les informations sexuelles implique également que les notions d’amour et de sexualité soient différenciées. Si les deux sont présentées conjointement, comment l’enfant pourrait-il reconnaître une agression sexuelle commise par une personne connue et aimée, et s’en défendre ? Dans le cadre de l’information, il est nécessaire de procéder par paliers : commencer par rappeler que les relations sexuelles entre adultes et mineurs sont interdites et sanctionnées par la loi, puis définir la nature exacte de l’abus sexuel, en précisant que cette agression peut se commettre sans brutalité au cours de jeux ou de câlins qui dérapent. Dans « Te laisse pas faire ! », Jocelyne Robert préconise une approche très pragmatique. « Un abus sexuel, c’est quand un grand veut te montrer ou te montre son sexe et réciproquement, quand il t’invite à toucher ou à embrasser son pénis ou sa vulve, ou bien quand il se colle à toi d’une manière qui t’embarrasse. »

« On peut leur dire également que les grandes personnes ont la fâcheuse habitude d’oublier que la pédophilie existe et qu’elle est banalement répandue, conseille Martine Nisse. Ceci permet aux enfants de ne pas se sentir coupables d’une éventuelle agression et de pouvoir en parler. » Car l’éventuel silence des enfants est également une source d’angoisse pour les parents.

Les enfants se taisent parce qu’ils veulent protéger leur famille ou parce qu’ils se sentent honteux. Mais trop souvent, l’enfant dit et n’est pas entendu. « Les enfants m’expliquent qu’ils ont voulu donner des indices, poursuit Martine Nisse. En disant par exemple : “Je ne veux pas aller chez Untel” ou “Je ne veux pas l’embrasser”… De petites choses auxquelles les adultes devraient faire plus attention. » Sans verser dans les interrogatoires inquisiteurs, il est souhaitable de ne jamais laisser en suspens ces phrases.

Les limites de la prévention
Une fois les informations clairement et calmement données, jamais sous le coup d’une émotion provoquée par une révélation médiatique, par exemple, inutile d’angoisser les enfants en leur passant les messages en boucle. Même si c’est intolérable à admettre et à entendre, une prévention garantissant une sécurité à 100 % n’existe pas.
Mises en garde et conseils ne restent pas indéfiniment inscrits dans la mémoire de l’enfant. Il faut les lui rappeler régulièrement, sans le harceler pour autant.

DECELER :
Les symptômes
Pas d’affolement si un symptôme isolé apparaît chez l’enfant. Mais consultez un professionnel si plusieurs troubles du comportement se conjuguent.
• Rejet de certains adultes et crainte ou refus d’être seuls avec eux.
• Aversion ou recherche excessive des contacts physiques.
• Troubles du sommeil (terreurs nocturnes, reprise de l’énurésie) et alimentaires (comportement boulimique ou anorexique).
• Troubles scolaires avec stagnation des résultats et indifférence.
• Perte d’intérêt pour les activités et les loisirs habituels.
• Dessins explicitement sexuels.
• Comportement sexuel exagéré avec ses camarades ou ses jouets.
• Masturbation compulsive chez le petit enfant.
• Brusque intérêt pour les parties génitales des adultes.
• Phobie soudaine pour certains lieux.
• Crainte subite de se déshabiller en public.
• Plaintes récentes somatiques, notamment les maux de ventre.

PREVENTION :`
Ce que l’enfant doit savoir
Pour une prévention pratique, neuf informations clés que tout enfant doit posséder et que tout parent doit rappeler.
• Connaître son adresse et son numéro de téléphone.
• L’abuseur sexuel peut avoir l’air gentil et bien élevé.
• L’abuseur sexuel peut être un proche, voire un très proche.
• Ne jamais accepter de cadeaux d’un(e) inconnu(e).
• Ne jamais suivre un adulte qui demande de l’aide.
• Savoir réagir en cas de situations imprévues (la baby-sitter n’est pas à la sortie de l’école, il est perdu dans une foule, etc.).
• Ne pas garder un secret qui ne devra jamais être révélé et qui le lie à un adulte.
• Ne jamais transmettre ses coordonnées ou son nom sur Internet sans permission parentale.
• Se méfier d’un « grand » qui cherche à avoir des contacts physiques.
• Connaître les dangers du Net

1- Spécialiste de la maltraitance sexuelle, psychique et physique, elle fonde, en 1987, avec Frédérique Gruyer, le Centre des Buttes-Chaumont.
2- Psychiatre, psychanalyste, président de la Société française de psychologie individuelle.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 07:29 (2018)    Sujet du message: La pédophilie

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