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L'inceste

 
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Claudine
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MessagePosté le: Jeu 15 Jan - 20:06 (2009)    Sujet du message: L'inceste Répondre en citant

Inceste. Un mot à connotation honteuse et culpabilisante. Une blessure de l’enfance qui trop souvent se perpétue jusqu’à la vie adulte et même parfois jusqu’à la vieillesse.

Oui il faut tout faire pour briser la loi du silence, car le silence est une violence.

Qu’est-ce que l’inceste ?
On parle d’inceste lorsque l’abus sexuel est commis par un membre de la famille de l’enfant : père, mère (exceptionnellement), beau-père, frère, oncle...

Peut-on comparer l’inceste et la pédophilie ?
Il existe certaines différences entre l’inceste et la pédophilie :

L’inceste survient toujours dans un contexte de dysfonctionnement familial : le parent incestueux, comme avant lui ses propres parents, n’a pas intégré l’interdit de l’inceste. Ensuite, le pédophile choisit généralement minutieusement l’enfant qu’il va abuser (en fonction de l’âge, du sexe, de toutes sortes de caractéristiques physiques). Le père incestueux, lui, s’en prend à ses enfants parce que, précisément, ce sont ses enfants : il ne choisit pas sa victime. Il n’éprouve pas dans la plupart des cas une attirance générale envers les enfants. Il faut mentionner également que dans le cas d’un inceste, le traumatisme pour l’enfant est plus grand que lorsque l’abuseur est un étranger.

Mais par ailleurs, l’enfant attend protection de la part des adultes en général et de ses parents en particulier. L’image de l’adulte protecteur est fondamentale pour l’enfant. C’est celle que le parent doit incarner lorsque l’enfant a été abusé sexuellement par un étranger et c’est précisément celle que le parent détruit quand il commet un inceste. Pour cette raison, l’inceste est considéré par certains experts comme le cas typique de la pédophilie.

Que prévoit la loi concernant l’inceste ?
De même que la pédophilie, l’inceste ne figure pas dans le Code pénal français. En revanche, comme dans le cas où la victime est un mineur de moins de quinze ans , le fait que l’abus sexuel soit commis par un ascendant est considéré comme une circonstance aggravante qu’il y ait agression ou atteinte sexuelle.

Afin de mieux comprendre l’incompréhensible et démystifier l’inceste, voici une série de mythes entourant ce traumatisme par Le Centre d’aide aux agressées sexuel d’Ottawa

MYTHE : Certains enfants ont un comportement séduisant et encouragent les activités sexuelles RÉALITÉ : Le comportement sexuel chez un enfant indique qu’il a été victime d’un abus sexuel. C’est une conséquence de l’abus sexuel et non la cause. Les adultes qui prétendent qu’un enfant les a « séduits » ont recours à une excuse qui passe sous silence le fait que les adultes sont plus grands, plus forts, disposent de plus d’informations, de pouvoir et d’autorité que les enfants et nous font oublier l’idée ridicule que les enfants puissent forcer les adultes à faire quelque chose que les adultes ne veulent pas faire.

MYTHE : L’enfant n’a qu’à dire « non » et raconter ce qui s’est passé à quelqu’un. S’il ne fait pas, cela veut dire qu’il a consenti à l’abus.
RÉALITÉ : L’enfant n’est jamais responsable de l’abus. Les abuseurs menacent souvent (« si tu en parles, je ferai du mal à ta mère ») et culpabilisent l’enfant (« si tu en parles, ta mère divorcera de moi et ce sera de ta faute ») pour forcer l’enfant à garder le silence, mais le silence ne veut pas dire le consentement. L’autre réalité, c’est que de nombreux autres enfants parlent de l’abus mais qu’on ne les croit pas, qu’on les tourne en ridicule et qu’on les punit.

MYTHE : L’inceste ne se produit que lorsqu’une famille est gravement dysfonctionnelle.
RÉALITÉ : L’inceste se produit dans de nombreuses familles considérées comme étant « normales ». C’est une raison pour laquelle l’abus n’est pas découvert. Les abuseurs dépendent souvent d’une image « respectable » pour les protéger. Il faut se souvenir que l’abuseur est responsable de l’abus et non les autres membres de la famille. La famille dans son ensemble pourrait avoir des problèmes précédant l’abus ou des problèmes se produisant à la suite de l’abus, mais les problèmes familiaux n’obligent pas un homme à violer sa fille.

MYTHE : Une bonne mère le sait si son enfant est abusé sexuellement et fait tout en son pouvoir pour mettre un terme à la situation.
RÉALITÉ : La plupart des mères ne le savent pas. L’abuseur travaille fort à protéger son secret. Il pourrait saboter la relation mère/enfant pour que l’enfant se tourne moins vers la mère et lui fasse moins confiance. Il pourrait offrir à la mère d’autres explications du comportement ou de la détresse de l’enfant. Les mères qui s’efforcent de protéger leur enfant font face à des obstacles juridiques et sociaux incroyables. On s’attend souvent à ce que la mère accomplisse ce que, ensemble, la police, les tribunaux et le système de services sociaux ne peuvent pas réussir. Puis, on condamne les mères qui ont échoué.

MYTHE : L’inceste se produit rarement.
RÉALITÉ : L’inceste est plus courant qu’on ne le pense. Bien que des statistiques exactes dans ce domaine soient impossibles à établir, les recherches indiquent qu’un enfant sur quatre sera abusé sexuellement, généralement par un membre de la famille ou autre adulte à qui on fait confiance.

MYTHE : Seules les personnes dérangées mentalement abusent sexuellement des enfants.
RÉALITÉ : Les tests psychiatriques révèlent que 97 % des hommes qui commettent un assaut sexuel sur un enfant ne sont pas des malades mentaux. Ils pourraient avoir des problèmes de « personnalité », comme de nombreux hommes qui n’attaquent pas les enfants, mais ils savent exactement ce qu’ils font. Souvent, leurs actions cadrent avec les valeurs de la société qui présente les femmes et les enfants comme étant la propriété de l’homme, des objets à utiliser par l’homme pour sa satisfaction.

MYTHE : Les enfants mentent concernant l’abus sexuel pour obtenir de l’attention ou se venger.
RÉALITÉ : La plupart des enfants ne disent jamais rien à personne. L’idée que les enfants mentent ou imaginent l’abus sexuel protège les abuseurs depuis de nombreuses décennies. Les enfants ne possèdent pas la formation nécessaire pour inventer des histoires d’abus sexuel et n’y sont pas motivés. La notion que les enfants mentent en matière d’abus sexuel ne prend pas en ligne de compte la honte et le secret associés à ce sujet et ne reconnaît pas que la révélation d’un abus sexuel représente rarement une expérience agréable pour un enfant.

MYTHE : Les enfants sont forcés ou manipulés à mentir en matière d’abus sexuel par une mère qui désire se venger.
RÉALITÉ : Quand les enfants parlent d’abus sexuel, ils ne parlent pas seulement avec des mots. Leurs émotions, leurs dessins, leurs jeux et leurs postures, tout cela raconte leur histoire. Les enfants ne peuvent pas mentir sur ce plan. Les mères sont souvent accusées de forcer leur enfant à mentir et révéler un abus sexuel si la révélation fait partie de la bataille pour la garde de l’enfant. La réalité, c’est que la raison de la bataille pour la garde de l’enfant c’est généralement que l’enfant a révélé un abus et que la mère essaie de protéger l’enfant.

Il n’est jamais trop tard pour dénoncer ou débuter le processus de guérison, et ce, malgré le poids des années…

Pour apporter vos témoignages personnels faîtes le en cliquant sur "nouveau sujet" dans l’espace « écoute et Aide » : http://ados.discussionforyou.com/f16-Centre-d-ecoute-et-d-aide.htm Où la vous pourrez décharger votre fardeau, trouver de l'écoute et de l'aide et aussi vous entre aider.
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MessagePosté le: Jeu 15 Jan - 20:06 (2009)    Sujet du message: Publicité

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Claudine
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MessagePosté le: Mer 28 Jan - 09:32 (2009)    Sujet du message: L'inceste Répondre en citant

Pour la première fois, un sondage évalue le nombre de personnes concernées par ces abus, «fléau de santé publique». Dans le même temps, un rapport parlementaire propose une modification du Code pénal.

C'est une première. Alors qu'il n'existe aucune véritable statis­tique sur l'inceste en France, une association de victimes veut briser le tabou en publiant une enquête de victimation sur ces abus sexuels. Selon cette dernière, 3 % des Français déclarent avoir été victimes d'inceste. Et un Français sur quatre connaît au moins une victime dans son entourage. Réalisée par Ipsos auprès d'un échantillon national représentatif de 931 personnes, cette étude est une commande de l'AIVI (Association internationale des victimes de l'inceste). «Près de 2 millions de personnes sont concernées, selon ce sondage. Mais je pense qu'il s'agit plutôt d'une personne sur dix, souligne sa présidente, Isabelle Aubry. Nous voulons montrer que l'inceste, cela n'arrive pas que dans les fermes de la France profonde. Ce n'est pas un phénomène marginal, c'est un fléau de santé publique» . «Tous les milieux sont touchés. Ce n'est réservé ni à une élite, ni à des familles défavorisées», rappelle le docteur Vila, du Centre de victimologie pour mineurs de l'hôpital Trousseau.

«Pour que les victimes puissent se reconstruire, il faut que le mal soit nommé», plaide la députée UMP de l'Yonne, Marie-Louise Fort, qui remet mercredi un rapport sur ce thème aux ministères de la Justice, de la Santé et de la Famille. Presque quatre ans après le rapport Estrosi sur ce sujet, elle propose donc d'intégrer la notion d'inceste dans le Code pénal. Actuellement, il est poursuivi comme viol, agression ou atteinte sexuelle avec circonstance aggravante s'il est commis par ascendant ou personne ayant autorité. Cette modification induirait que toute relation sexuelle incestueuse sur un mineur soit de fait assimilée à une contrainte.

Réticence des magistrats

L'AIVI milite pour sa part pour une inscription au Code pénal en tant que crime spécifique pour éviter qu'un viol puisse être jugé comme un délit, «ce qui arrive très souvent et minimise la peine infligée», déplore Isabelle Aubry. Un certain nombre de magistrats se montrent de leur côté réticents, par peur de la multiplication des catégories juridiques. Et soulignent au passage la meilleure ­prise en compte des victimes depuis plusieurs années, notamment avec le rallongement du délai de la prescription à vingt ans. Les Français, eux, se prononcent à 91 % en faveur de cette inscription. Mais ils sont peu nombreux à savoir réagir face à l'inceste. Ayant connaissance d'un cas concernant un enfant mineur, deux personnes sur trois ignorent en effet qu'elles doivent révéler cette information immédiatement aux autorités, même sans preuve.

Pour ce qui est de l'accompagnement et du soin, Marie-Louise Fort recommande une simplification des parcours judiciaires et médico-sociaux et une meilleure information. Via notamment le renforcement de structures existantes et le développement dans chaque département d'un centre de référence pour les trauma­tismes psychiques .«À l'heure actuelle, les victimes attendent parfois six mois pour une consultation spécialisée», indique le docteur Vila.

La synthèse du sondage (PDF) : http://www.lefigaro.fr/assets/pdf/Synthese les franais et l'inceste - 22%

(source : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/01/27/01016-20090127ARTFIG0059… )

Pour une première c'est une première ! Les victimes auraient-elles enfin la parole ? Mais seront-elles écoutées et entendues ? Evidemment que de mettre l'inceste au code pénal dérange surtout notre société française et son "famille patrie" c'est remettre en question la place du chef de famille et l'idée même de la famille. Ce n'est pas gagné !

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Claudine
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MessagePosté le: Sam 14 Fév - 21:48 (2009)    Sujet du message: L'inceste Répondre en citant

Drame silencieux, l'inceste est non seulement un crime sexuel, mais également une agression psychique et émotionnelle grave. C'est la transgression d'une loi absolue, d'une interdiction fondamentale qui régit tout à la fois la cellule familiale, la vie dans la société, une règle intangible à la base de toute civilisation. Commis soit par le père, la mère, frère, sœur,oncle, tante ou toute personne ayant autorité parentale sur l'enfant, elle ne se limite pas qu'au viol génital. Des attouchements, des caresses imposées ou exigées, une trop grande promiscuité à caractère sexuel, le non-respect de l'intimité de l'enfant, tout cela génère des situations particulièrement destructrices pour l'enfant. Violé psychiquement et physiquement, l'enfant se retrouve pris en étau entre l'amour pour les siens et le silence lourd de culpabilité qui lui est imposé. Les symptômes post-traumatiques sont importants. Sa guérison passera, entre autre, par la parole : briser la loi du silence pour renaître à la vie.

Où commence l’inceste ?
L’inceste ne se limite pas au viol génital. Certaines situations ambiguës sont tout aussi destructrices. La victime ne peut mettre de mots sur sa souffrance.

En effet, malgré tout ce qui peut se dire et s’écrire sur le sujet, le public a encore majoritairement comme représentation de l’inceste celle de relations sexuelles entre un père et sa fille.

Dans la réalité, les choses sont autrement plus complexes. Car si l’inceste ne commence pas au viol génital, il ne se limite pas non plus aux relations père-fille.
– Les pères ne sont pas les seuls " abuseurs ". Le sont également des mères, des oncles, des grands-pères, des beaux-pères, des amis intimes de la famille.
– On oublie aussi trop souvent l’inceste entre frère et sœur, qui fait beaucoup plus de ravages qu’on ne le croit.
– L’inceste n’est pas forcément hétérosexuel : il peut être également homosexuel (mère-fille, père-fils).
– Il ne touche pas seulement les enfants " grands ", mais aussi les " petits " – les enfants de moins de 5 ans –, et parfois même les bébés.

Les actes incestueux sont, eux aussi, multiples. Si l’on peut, en effet, violer le sexe ou l’anus d’un enfant, on peut également utiliser sa bouche, sa main, sa peau – en se masturbant sur elle, par exemple –, son regard en s’exhibant devant lui ou en le faisant assister à des scènes sexuelles, ses oreilles en faisant en sorte qu’il
entende les bruits de la chambre parentale, son corps entier, ses émotions et sa sexualité en faisant de lui le " partenaire " de jeux sexuels d’adultes.
Tous ces actes qui n’impliquent pas le viol génital sont pratiqués d’autant plus fréquemment par les parents incestueux que, s’ils laissent dans le psychisme de l’enfant et dans sa sensibilité corporelle des traces indélébiles, ils laissent en revanche son corps indemne de toute " marque " pouvant servir de preuve en justice.

Les “climats incestueux” Mais l’inceste ne se limite pas non plus à cette longue liste d’actes, car, à côté de l’inceste que l’on peut dire " avéré ", il existe tout ce que l’on a coutume de regrouper sous le terme de " climat incestueux ". C’est-à-dire toute une série de comportements – gestes, attitudes, regards, etc. – qui provoquent chez l’enfant ou l’adolescent malaise et angoisse sans qu’il puisse vraiment situer les causes de son mal-être.
De ces " climats incestueux ", on pense souvent qu’ils sont " moins graves ". C’est une erreur : ils sont, en fait, extrêmement destructeurs. Leur caractère flou et imprécis les rend " sans limites ", sans contours définis. L’enfant, et plus tard l’adulte, ne peut donc pas dire : " On m’a fait ça " et se reconnaître, avec un sentiment de légitimité, victime. D’autant que, s’il interpelle l’adulte, celui-ci peut toujours nier : " Mais enfin tu rêves ! Qu’est-ce que tu vas chercher ? ", ou même lui " retourner le compliment " : " Tu as vraiment l’esprit mal placé ! "
De ce fait, ces " climats incestueux " se présentent toujours, en analyse, comme des pièges parfaitement verrouillés. Comment les ouvrir ? En comprenant qu’un certain nombre de critères permettent de définir ces situations.

Une érotisation de la relation
Le premier de ces critères est celui de l’érotisation de la relation parents-enfants : les sentiments qui les unissent ne sont pas chastes. Ils sont fortement teintés de sexualité. Et ce, sans que les uns et les autres en soient forcément conscients.

Cela peut être le fait de parents qui répètent, ainsi, une enfance dans laquelle l’interdit de l’inceste n’a pas été clairement posé. Ils savent consciemment que leur enfant ne peut être pour eux un objet sexuel mais, inconsciemment, ils l’ignorent ou le refusent. Cela donne, par exemple, des pères dont l’attitude face à leur fille est ambiguë. Le désir n’est pas totalement absent des regards qu’ils portent sur elle. Les baisers ont tendance à glisser de la joue à la bouche, les mains à s’attarder, etc.
Mais cela donne aussi bien des mères qui jouent les coquettes avec leur fils adolescent, essayant leurs robes devant lui et cherchant manifestement à provoquer chez lui une " admiration " qui les " narcissise ", qu’elles ne trouvent pas ou ne cherchent pas ailleurs.

L’inceste – sous la forme, en tout cas, du " climat incestueux " – n’est donc pas le seul apanage de quelques monstres égarés. Des centaines d’hommes et de femmes témoignent tous les jours, en analyse, de la façon dont il est venu arrêter le cours de leur existence. Car l’inceste agit sur la vie de la même façon que le froid sur le sang : il la bloque, il la fige.
Pourquoi, néanmoins, le dit-on et, surtout, le sait-on si peu ? Parce que reconnaître cette douloureuse vérité impliquerait que l’on admette trois idées :
– la " répétition " existe.
– la sexualité infantile existe.
– il n’est facile, pour aucun parent, de renoncer à la " possession " de son enfant.
Si l’on acceptait ces trois idées dérangeantes mais salutaires, ces trois idées héritées de l’enseignement de la psychanalyse, on serait sans doute plus à même de donner des repères aux parents et de protéger les enfants. Plus à même de mettre des limites au malheur.

LORSQUE L’ENFANT PROVOQUE
L’enfant cherche toujours inconsciemment – et Freud le souligne – à érotiser sa relation aux adultes. Certains, par exemple, refusent de se laver seul, alors qu’ils savent le faire, parce que l’aide de maman sous la douche à valeur de caresse. D’autres multiplient les " câlins " au-delà du raisonnable en faisant, au besoin, croire à leurs mères culpabilisées qu’ils souffrent d’un manque d’affection. Et, bien sûr, jouent gagnants si la mère en a souffert elle-même dans son enfance, etc.
Cette érotisation de la relation n’a rien de pathologique : l’enfant a envie d’être " tout " pour l’adulte et de tirer de lui, comme de tout ce qui l’entoure, le plus de plaisir possible. Cela fait partie de son développement normal et il ne peut, seul, se mettre des limites. C’est aux adultes de le faire. S’ils ne le font pas, l’enfant devient maître du jeu et trouve tous les moyens pour parvenir à ses fins.

les non-dits, maîtres silencieux de nos destins
Quelle famille n’a pas ses secrets ? Pourtant, petits ou grands, ils risquent d’engendrer de lourds conflits familiaux et individuels qui pèsent sur plusieurs générations.

Toutes les familles abritent des secrets. Petits ou grands, ils ont toujours des conséquences. Leur gravité réside dans " l’importance du secret, mais aussi dans l’insistance mise en œuvre pour le préserver ", observe le psychanalyste Gilbert Maurey dans son livre “Secret, secrets”, De Boeck université, 1998 . Quand le clan familial s’impose le silence sur un événement, communiquer devient finalement impossible. C’est ainsi que, porteurs de nos passés occultés, de nos bouts de mémoire manquants, les secrets de famille deviennent les maîtres silencieux de nombreux destins.

On tait ce dont on a honte Tout ce qui peut entacher l’image qu’une famille a d’elle-même, tout ce qui n’aurait jamais dû exister, tout ce dont on a honte
Le " secret des secrets ", c’est l’inceste.

Briser la loi du silence
Tous les thérapeutes s’accordent sur un point : la révélation du secret ne permet pas d’en guérir. Du moins, n’est-elle pas suffisante. Certains réussissent à s’en sortir par la création artistique ou l’écriture, mais beaucoup ont besoin d’emprunter la voie thérapeutique.

Résilience : le secret de ceux qui s’en sortent
Ils refusent leur rôle de victime passive, ont des rêves fous et de l’humour. Ces blessés de l’âme ont transformé leur souffrance en une rage de vivre.
« Je suis née à l’âge de 25 ans avec ma première chanson », déclarait la chanteuse Barbara, rescapée de l’inceste.
Face aux traumatismes, certains s’en tirent mieux que d’autres. Ils vivent, rient, aiment, travaillent, créent, alors que les épreuves qu’ils ont traversées auraient logiquement dû les terrasser. Par quel miracle ? Cette énigme s’appelle la « résilience ». Les recherches en ce domaine ont débuté dans les années 90, sous l’influence de psychiatres américains spécialistes de la petite enfance, tels Emmy Warner ou John Bowlby.

En France, Boris Cyrulnik a été le premier à s’y atteler. Dans son essai “Un merveilleux malheur”, il s’interrogeait sur les processus de réparation de soi inventés par les rescapés de l’horreur. Dans “Les Vilains Petits Canards”, qui vient de paraître aux éditions Odile Jacob, il montre comment ces processus se mettent en place dès les premiers jours de la vie et permettent de se reconstruire après la blessure

Livres :
• “Te laisse pas faire ! Les abus sexuels expliqués aux enfants” de Jocelyne Robert
• “Le bonheur est toujours possible” de Stefan Vanistendael et Jacques Lecomte
• “Un merveilleux malheur” de Boris Cyrulnik
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Yannick
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MessagePosté le: Mer 23 Juin - 20:17 (2010)    Sujet du message: Définition à revoir... Répondre en citant

"Qu’est-ce que l’inceste ?
On parle d’inceste lorsque l’abus sexuel est commis par un membre de la famille de l’enfant : père, mère (exceptionnellement), beau-père, frère, oncle... "
Absolument pas ! "inceste" ne signifie ni qu'il y a abus sexuel ni que l'une des personnes n'est mineure, et c'est bien pour cela qu'il n'est pas dans la loi. Ainsi il y a des enfants majeurs qui vivent en couple avec l'un des parents sans que cela ne soit répréhensible car la loi n'interdit que le mariage dans ces conditions. A noter que la loi l'interdit quelle que soit la situation, par exemple entre des frères et sœurs adoptés, alors qu'ils n'ont aucun lien de sang et n'ont même pas été forcément élevés ensemble. Référence : http://www.cnrtl.fr/definition/inceste
Accessoirement, vous parlez aussi "d'une interdiction fondamentale qui régit tout à la fois la cellule familiale, la vie dans la société, une règle intangible à la base de toute civilisation." Non, absolument pas, il était courant pour le roi d'Égypte (dit "Pharaon") d'épouser sa sœur afin de ne pas dispersé l'origine divine de son sang. Les Égyptiens ne passent pas pour ne pas avoir été civilisés. :-)
L'effet que vous décrivez est à replacer dans le contexte social de l'époque et du lieu. Par exemple s'il peut être traumatisant pour un enfant d'entendre ou de voir des activités sexuelles entre adultes, il semble évident que ce n'était pas le cas chez nos lointains ancêtres. Ceci est tout à fait comparable avec la pudeur : la vue de n'importe quelle partie du corps peut être choquante si la personne qui la voit n'y est pas habituée. A l'époque romaine et gallo-romaine hommes et femmes allaient ensemble nus aux bains publics... La situation entre aussi en jeu : une mini-jupe dans une église pose problème mais pas les seins nus sur la plage... Le maillot de bain est légal sur la plage mais pas forcément dans la rue...
Salutations


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caty
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MessagePosté le: Jeu 2 Oct - 10:02 (2014)    Sujet du message: L'inceste Répondre en citant

Bonjour a tous,

Je suis séparée du père de ma fille depuis 5 ans. Ma fille agée de 8 ans exactement m' a annoncé en debut d'année avoir vu avec son père un film qui l'a "gêné". Après beaucoup de patience et de rassurance, elle a fini par me décrire plusieurs scènes de ce film érotique ou pornographique à l'aide de son doudou. Il faut savoir qu'un an auparavant, elle m'apprenait toujours dormir avec son père les weeks ends de garde et en culotte et maillot de corps. J'avais demandé à son père de cesser ces agissements et de faire dormir notre enfant dans sa propre chambre. Je lui demandais aussi pourquoi il ne m'a jamais dit qu'il n'avait pas de pyjama à lui faire mettre, car à chaque fois que ma fille part chez son père, je lui donne une valise remplie de linges (car il n'en a pas chez lui) et j'aurais donc mis un pyjama. Le père m' a répondu qu'il ne voyait pas pourquoi changer ses habitudes du simple fait qu'il ne la voyait pas beaucoup et que c'était elle qui le voulait. Question pyjama, il me répondait dans un premier temps qu'il en avait un, mais je lui ai répondu que non car notre enfant me disait qu'il était trop petit et qu'elle ne pouvait pas le mettre. Alors à partir de ce jour, je lui mettais toujours un pyjama dans son bagage. J'avais fait promettre à ma fille de bien dormir dorénavant dans sa propre chambre, seule, comme une grande fille. Mais la fois suivante où elle était allée chez son père, elle m'a avoué, embetée, qu'elle avait redormi avec son père... et le week end suivant encore ! Donc, désemparée, je demande au pédopsychiatre de ma fille comment je devais réagir face au refus du père de changer ses agissements. Elle me conseillait de voir une assistante sociale, ce que j'ai fait de suite. Cette assistante sociale prend au sérieux mes propos car je lui avouais aussi, parallèlement à tout ca que ma fille se plaignait qu'il n"'y avait pas de chauffage dans sa chambre, qu'il y faisait trop froid, que son père lui disait qu'elle aurait plus chaud avec lui. qu'il lui demandait de ne pas mettre de pyjama car elle aurait trop chaud et qu'elle serait mieux en petite tenue. J'expliquais aussi le fait que depuis ma séparation, ma fille se tenait toujours en regardant la télévision en position de levrette sur le canapé ou sur son petit fauteuil ou par terre avec un coussin (cela m'a toujours interpelé), elle jouait toujours à vouloir qu'on lui touche ses fesses, qu'on lui embrasse et autour de ses 6 ans, qu'on lui photographie. Elle m'avait déjà raconté à partir de ses 5 ans que son père lui disait souvent que j'étais moche, vieille car j'avais des rides et que j'allais bientot mourir. Et pour finir, je confiais à l'assistante sociale mes soucis vis à vis du père car petit, il a vécu 7 ans dans un climat incestueux. Son propre père a abusé durant 6 ans de sa demie soeur agée de 10 ans de plus que lui. Ce fut un secret de famille qui a éclaté aux 17 ans de cette soeur car elle est tombée enceinte et un enfant est né de cet inceste. La mère du père de ma fille a donc demandé le divorce en cette période très précise. Qu'a vu étant jeune le père de ma fille, comment vit il cet horrible souvenir ? L'assistante sociale me disait qu'elle faisait un signalement et qu'une visite au domicile du père aurait lieu.

Pour en revenir donc à la consultation auprès du pédopsychiatre, elle a fait comprendre à ma fille qu'il fallait qu'elle cesse de dormir avec son père, que cela ne se faisait pas, etc... et elle a su dire à son père qu'il fallait qu'elle dorme seule. Elle était fière de me le dire à son retour de week end un dimanche soir. La fois suivante, je lui ai bien demandé si elle avait encore dormi seule,et oui... une autre fois je lui ai redemandé par acquis de conscience, et oui. Et elle mettait bien son pyjama. Donc je me disais que tout était réglé.
Quatre mois plus tard, je téléphone à l'assistante sociale pour savoir si une visite chez le père avait eu lieu (je me disais que oui vue que ma fille dormait seule sur ses dires). Elle était en dérangement alors je demandais à la standardiste qu'elle me rappelle, ce qui n'a pas été fait. Et je n'ai pas insisté en me disant que le problème était réglé de toute façon.

Donc je reviens sur les avoeux de ma fille en début d'année. Je porte plainte de suite contre le père de ma fille et le lendemain, ma fille est entendue à l'unité médico judiciaire de ma ville. Le policier me prend à part suite à cette audition et m'informe d'une ambiance malsaine chez le père et qu'l y a urgence, je dois prendre de suite un avocat. Il me conseille vivement de ne pas confier l'enfant durant quelques temps (Je panique complètement). Avocat de suite, main courante pour avertir que je décide personnellement de ne plus confier mon enfant au père pour sa protection, je téléphone au père sur conseil de mon avocat pour l'informer de mon dépot de plainte contre lui car je venais d'apprendre quelque chose qui ne permettait plus d'avoir confiance en lui. Là, il essaie de savoir, mais je reste neutre. Il me dit que si je refuse de lui dire pourquoi, c'est que je l'accuse de choses graves qui sont soit maltraitantce physique, soit inceste. Il finit par me dire que si c'est l'inceste, ce n'est pas parce qu'il a dormi une ou deux fois avec sa fille que ça fait de lui un père incestueux (il se contre dit donc, car l'année d'avant, il ne niait pas dormir toujours avec sa fille!!) ! Et week end de garde du père la fois suivante, il vient pour l'emmener. Je refuse et appelle le17. Deux agents viennent, un téléphone à son supérieur qui interdit de laisser partir l'enfant avec son père en précisant qu'une enquete était en cours et qu'il fallait qu'il attende la fin de celle ci. Un policier me demande si en revanche, j'accepte que le père reste pour voir son enfant. Je n'ai rien contre, j'accepte.

Deux semaines plus tard, ma fille me reparle d'un autre film, pas le meme que l'autre fois, un qui date de longtemps. Me dit que son père lui raconte que quand je faisais l'amour avec lui, j'étais toujours toute nue ! "C'est vrai que t'étais toujours toute nue?" (je suis sans voix !!!!). Elle me raconte aussi que son amoureux de coeur qui est le fils d'une compagne du père de ma fille, est venu un soir dans son lit, lui a caressé son torse en lui disant qu'elle était douce et lui a mis la main sur ses fesses dans la culotte (ceci, elle me l'a fait comprendre par des gestes et non par la parole). Je retourne de suite ajouter ses faits à mon dépot de plainte.

Depuis, la première audience du tribunal a été reportée à dans douze jours exactement. L'audience est dans douze jours ! Cela fait bientot 7 mois que l'enquete est en cours, c'est long, très long pour un état d'urgence.
Depuis aussi, je n'ai jamais laissé ma fille retourner chez son père MAIS j'ai toujours laissé le père venir voir sa fille durant son droit de garde à chaque date proposée par lui-même et ce toujours chez mes parents(car parfois je pars travailler en fin d'après midi) en notre présence pour etre sur qu'il n'y ait pas de mauvaises paroles, ni de regards étranges, ni de gestes déplacés. Je le laisse venir voir sa fille car j'accepte bien sur qu'ils gardent le lien.
Cependant, lors de ma convocation à la police suite au troisième dépot de plainte contre moi du père pour non présentation de l'enfant (les deux premiers ont été classés sans suite) les policiers m'ont fait comprendre qu'il fallait malheureusement que je laisse partir ma fille chez son père, que j'étais illégale. Le meme jour, mon avocat me dit pareil car je risque gros. J'étais AFFOLEE !!!!!!!!!! Mon dieu !!!!!!!!!!!!
Je suis retournée faire une main courante en stipulant de nouveau que j'avais une obligation de protection de mon enfant et que la rendre voudrait dire qu'il n'y a jamais eu danger ! Je reconnais mon illégalité, mais j'ai un devoir de protection et j'assume cela jusqu'au jugement. Il faut qu'on me démontre que je puisse avoir de nouveau confiance au père, car jusqu'à maintenant, je n'ai pa s du tout confiance, mais pas du tout !!!!!

Si quelqu'un se reconnait dans cette histoire qui m'angoisse énormément, car longue et ignorante du verdict du JAF. Ce que je ne veux surtout pas, c'est que ma fille retourne vivre chez son père, car meme ELLE ne veut plus dormir chez papa ! Je demande juste la suppression du droit de visite, mais venir voir sa fille en lieux surveillés par des professionnels ou familiaux, je n'y suis pas opposée du tout,

Parlez moi, guidez moi, rassurez moi, conseillez moi... Je vous en remercie vivement.

Une mère en souffrance pour l'équilibre psychologique de sa fille.
_________________
la paix


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 08:34 (2018)    Sujet du message: L'inceste

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